mardi 30 juin 2009

LE RETOUR DES SALOPARDS


Poutche à Tegucigalpa.
Cela pourrait être le titre d'un SAS.
C'est pour l'instant ce qui vient d'avoir lieu au Honduras où un président bolivarien, c'est à dire proche de Chavez, c'est à dire en train d'amener son pays, dans la démocratie, vers le socialisme du XXIème siècle a été renversé samedi à la veille d'un referendum
sur une réforme constitutionnelle, qu'il devait gagner triomphalement.
Le Honduras, avec le Venezuela, la Bolivie, l'Equateur, le Nicaragua et Cuba fait partie de l'Alba(
Alternativa Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América), un traité politique et commercial pour résister à l'impérialisme étasunien et à ses tentatives constantes de déstabilisation.
Pendant que les yeux des cons sont braqués sur la mort de maïkeule djaquesonne et que les USA font assez habilement croire que tout se joue en Iran, Obama renoue avec la bonne vieille doctrine Monroe, qui fait de l'Amérique latine et centrale le pré carré du capitalisme ianqui.
Les médias français, pour la plupart gravement alexandreadlérisés (maladie autoimmune qui rend gros, néoconservateur et très arrogant) osent sous-entendre, quand par hasard ils en parlent, que ce serait l'armée hondurienne qui aurait sauvé la liberté et la légalité!
Le même raisonnement et les mêmes arguments exactement que lors de l'agression franquiste contre la république espagnole en 36.
Nous reproduisons ici un communiqué de nos camarades du comité bolivarien de Paris (CBP):
NON A LA BARBARIE DES FORCES MILITAIRES HONDURIENNES !
NON AUX HEURES SOMBRES DE LA DICTATURE !
Au Honduras, vient de se produire un coup d'état contre la démocratie. Le président constitutionnel de la république, Manuel ZELAYA, a été séquestré par l'armée et emmené de force au Costa Rica. C'est une tentative des forces les plus réactionnaires contre la démocratie en Amérique Latine.
Les démocrates, les progressistes, les hommes et les femmes de paix, devons nous mobiliser pour affirmer notre solidarité avec le peuple hondurien, appelé ce dimanche à une consultation populaire qui a servi de prétexte au coup de force.
Nous ne pouvons nous résoudre au retour des heures sombres de la dictature.
Nous exigeons le retour du président ZELAYA dans ses fonctions.
Ici, en France, nous appelons toutes les associations latinoaméricaines, les mouvements citoyens et internationalistes à se mobiliser.