samedi 2 mai 2009

Utopie concrète again, name dropping rouge et jolies filles.





Arras, 1er mai, huitième salon de littérature populaire et de critique sociale.
Un hommage à Frédéric Fajardie au théâtre de la ville puis sur le terril de Metaleurop.
Les délégations de Kanaki, du Mali (collectifs des cheminots en lutte contre la privatisation), des quartiers populaires de Saint-Louis du Sénégal, du LKP et de la Réunion.
Les débats avec Leïla Shahid, avec le rédac chef de l'Huma, avec Daniel Bensaïd.
70 auteurs invités avec spécial dédicace à l'excellent Sébastien Gendron (Le tri sélectif des ordures), l'adorable Stéfanie Délestré, ma vénérée directrice de collection du Poulpe et spécialiste de Jean Meckert dont elle supervise la réédition chez Joëlle Losfeld, le très politique et très intelligent Aurélien Bernier (Le climat otage de la finance) et mon Babouse adoré, le dessinateur qui assure avec moi l'aile gauche de Causeur et le dessin du mardi dans la sus-nommée Huma. Sans oublier Maylis de Kerangal, aussi troublante que son nom aurevillien et qui a écrit un roman aussi sensible que subversif sur des adolescents marseillais (Corniche Kennedy). Sans aristocrate du côté du peuple, pas de révolution réussie, c'est bien connu.
Une dérive alcoolisée avec nos amis Pierre-Louis Basse et Sergueï Dounovetz.
Du soleil.
Des filles belles comme une usine occupée.
L'illusion lyrique de la société sans classe à portée de main.
La certitude rationnelle qu'elle arrivera, un jour où l'autre.