jeudi 28 mai 2009

La grâce violente du film noir: Vengeance de Johnny To.


Le film sans doute le plus admirablement plastique de Johnny To: villes, corps, visages, nuits. Macao qui ressemble tantôt au L.A de Blade Runner, tantôt au Lisbonne de Tanner.
Halliday, mutique, la gueule ravagée, perdant la mémoire, et la raison de sa vengeance en même temps. Des tueurs émouvants de mélancolie virile et de fraternité. On n'avait pas vu de gunfights aussi admirablement chorégraphiés depuis Les deux Syndicats du crime de Woo. Ca se termine sur une plage, par un éclat de rire au milieu d'enfants.
Tout perdre, et savoir mourir.