mardi 28 avril 2009

On s'en va mais on continue.




On était bien, là. Ecrire, lire, loin. Le silence comme un privilège, le temps comme un allié. Sommeil d'enfant, beaux rêves, collines dans la brume bleue du printemps flamand. Deux passages à Paris, simplement. Signature de SP et émission chez notre ami Pierre-Louis Basse, à Europe. Pour prendre la température, vérifier la féminisation hystérique des rapports qui s'accentue au fur et à mesure que la lutte des classes, partout dans le pays devient une heureuse et violente évidence. Ils sont entrain de prendre la main invisible du marché en pleine tronche, les patrons, les zélateurs du marché, les bobos connebenditiens. Tant mieux. Ils auraient pu lire de la poésie, voter communiste, militer, jouir. Ils avaient le choix. La furie prolétarienne, comme dirait mon cher Serge Quadruppani, va les balayer.
On va quitter le Mont Noir (on reviendra en octobre) directement pour Arras où le 1er mai a lieu le huitième salon de Colères du Présent.
Là-bas, on va rendre hommage à Frédéric Fajardie.
On va voir les camarades.
On va essayer de penser le monde d'après, avec amour et férocité, tendresse et violence.
Nous allons vaincre parce qu'ils sont les plus morts.
"Tout paradis n'est pas perdu."
André Breton, Clair de terre