dimanche 19 avril 2009

Il me semble que Frédéric est en harmonie.


Que voulais tu que je fasse? Les prières, ça n'a jamais été notre genre. Un an, bientôt. Le premier mai, évidemment... Alors, j'ai écrit un roman. Sur toi. Pour toi. C'est la seule chose qui console. En même temps, si tu crois que ça a été amusant d'écrire sur toi alors que tu n'étais plus là. Enfin, si, parfois: d'une certaine manière, tu étais là et c'était amusant.
Mais quand même, drôle de voyage. On a essayé de faire ça bien. C'était la moindre des choses. On espère que le SP ne mettra pas trop longtemps à arriver là où tu te trouves. On a même eu une couverture de Jean-Claude Claeys. Pour rappeler l'époque mythique de Néo, l'époque où je te découvrais vers 1983, deux ans avant notre première rencontre.
Dans son Henry Brulard, Stendhal raconte que le duc de Broglie disait de sa fille morte à treize ans: "Il me semble que ma fille est en Amérique."

Toi, il me semble que tu es en harmonie. Je ne t'oublierai jamais. Tu me manques, chaque jour.

Frédéric Fajardie (28 août 1947-1er mai 2008)