mardi 10 mars 2009

Un bien triste anniversaire


L'université de Kaboul en 1980 pendant la présence soviétique: une promiscuité malsaine entre filles et garçons.



Merci, l'Otan: notre émancipation est désormais totale.



Il y a vingt ans, les troupes soviétiques se retiraient d'Afghanistan. Sous la pression conjuguée de hordes barbues féodales et théocratiques, de conseillers américains qui les surarmaient et de la mollesse gorbatchévienne, les glorieux soldats de l'Armée Rouge laissaient, les larmes aux yeux et la rage au coeur, un peuple qui connut durant leur présence une parenthèse enchantée, celle de l'universalisme marxiste. Demandez à une Afghane de cinquante ans, mettons, la seule période de sa vie où elle put se promener à visage découvert, passer son permis de conduire et suivre des cours à l'université ou à l'école d'infirmière. La seule période où le taux d'alphabétisation augmenta.
Depuis, ce qu'elle a connu, c'est les Taliban (armés par les Américains puis ennemis des Américains suite à un différent immobilier new-yorkais le 11 Septembre), la guerre totale puis l'occupation otanesque ET les talibans. C'est vrai qu'elle aurait pu connaître Massoud, ce héros martyr des droits de l'hommes, dont la principale liberté qu'il avait prévue d'accorder était la longueur du tchador.