samedi 21 mars 2009

Trois ans après


Un bel hommage du toujours excellent Bruno Maillé sur Causeur pour les trois ans de la mort de Philippe Muray. Muray, penseur majeur un moment qualifié de nouveau réactionnaire par un crétin, est avant tout un écrivain indispensable pour résister à la post-modernité et à toutes les polices postchoc de la pensée. Contre la Tyrannie du Bien, la Bonne Conscience, le Sociétal, il avait compris et fait comprendre, dès son ouvrage majeur Le Dix-neuvième siècle à travers les âges, qu'il n'y a aucune différence de nature entre la bêtise meurtière du bourgeois louis-philippard et celle par exemple de Laurence Parisot mais aussi de Dany Cohn-Bendit.
On pourra lire les poèmes de Minimum Respect, ou se procurer le CD où ils sont slamés par l'auteur lui-même. C'est à la fois tragique, lucide et irrésistiblement drôle.
Muray est mort, et il n'y a toujours aucune réconciliation possible avec ce monde-là.