jeudi 12 mars 2009

Sauter les descriptions, 12


L’été 2000, il resta à Naxos deux mois. L’après-midi, il écrivit son roman à la Moutsouna et le soir, il dériva avec son hôte dans les bars et les boîtes du port ou de la vieille ville vénitienne. Ils burent exagérément d’ignobles vodkas redbull et dansèrent comme des furieux sur Kati Garbi, une Sheila dionysiaque qui chantait To Kati, le tube panhéllenique de ce dernier été du siècle. À l’aube, ils fumèrent souvent une herbe d’excellente qualité sur les transats des plages d’Hagia Anna. To Kati. Les Choses. Dionysiaque ou perequienne, allez savoir. Si, dionysiaque plutôt. Quand il repensa à tout ça, plus tard, il n’arrivait pas à se souvenir d’avoir dormi plus d'une ou deux fois pendant ces huit semaines. Le roman avançait tout seul dans le matin naxiote.
Ça ressemblait au bonheur, en fait.