mardi 31 mars 2009

L'anarchie, cette cousine trop pressée.



Elisée Reclus (1835-1905) fut un homme selon notre coeur: géographe, communard, libertaire. Il aimait les fleuves, les femmes, l'union libre. Il devait être aimable et impitoyable, précis et poète, comme notre ami Serge Quadruppani.
Voici ce qu'il écrit en 1894 dans L'anarchie(1):

"Sans doute le mouvement de transformation entrainera des violences et des révolutions, mais déjà le monde ambiant est-il autre chose que violence continue et révolution permanente? Et dans les alternatives de la guerre sociale, quels seront les hommes responsables? Ceux qui proclament une ère de justice et d'égalité pour tous sans distinction de classes ni d'individus, ou ceux qui veulent maintenir des séparations et par conséquent les haines de castes, ceux qui ajoutent lois répressives à lois répressives, et qui ne savent résoudre les questions que par l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie!"



(1)L'Anarchie, d'Elisée Reclus, (Mille et une nuits, 2, 50 euros)