
Michel Clouscard est mort. Il avait 81 ans.
Il aimait les bains de mer, le vin, les filles et la lutte des classes.
Il avait compris avant tout le monde le "néofascisme" postchoc, l'idôlatrie de la consommation, le narcissisme délirant et entretenu par le capitalisme de la séduction chez les zombies acculturés qui confondent social et sociétal.
Nous en avions parfois parlé ici, et aussi chez les Défuntes.
On en parle à nouveau, avec notre camarade Marc Cohen, chez Causeur.
Ni fleurs, ni couronnes, une révolution suffira.
Il aimait les bains de mer, le vin, les filles et la lutte des classes.
Il avait compris avant tout le monde le "néofascisme" postchoc, l'idôlatrie de la consommation, le narcissisme délirant et entretenu par le capitalisme de la séduction chez les zombies acculturés qui confondent social et sociétal.
Nous en avions parfois parlé ici, et aussi chez les Défuntes.
On en parle à nouveau, avec notre camarade Marc Cohen, chez Causeur.
Ni fleurs, ni couronnes, une révolution suffira.
Lien défectueux.
RépondreSupprimerDésolé, Jérôme, il était certainement sympa, ton vieux stal qui aimait les femmes et le bon vin (quoique ce soit assez répandu même chez les sales cons), mais j'arrive pas à trouver de l'intérêt à sa thèse d'un 68 préparant la montée du néo-fascisme moderne, je trouve ça franchement con. Le passage du côté du pouvoir d'une bande de petits chefs soixante-huitard et la récupération publicitaire de thèmes soixante-huitard ne font pas pour autant de la plus grande grève générale de l'histoire et du bouillonnement libertaire qui l'accompagna un mouvement fasciste. Les critiques scrogneugeux rejoignent piètrement les Ségala dans cette falsification.
RépondreSupprimerSi la France est un pays intéressant, c'est entre autre grâce à sa tradition révolutionnaire (la "gréviculture" comme disent les abrutis). C'est grâce à sa dernière manifestation, 1968, que les gouvernants n'ont pas réussi à imposer la contre-révolution thatchérienne et que Sarkozy a beau s'évertuer, maintenant, il est trop tard. 68 a imposé l'idée qu'on pouvait se rebeller en masse contre les décisions étatiques et GAGNER, et tous les mouvements populaires qui ont suivi se sont nourri de cette mémoire, de même que tous les gouvernants qui ont reculé devant les mouvements sociaux (de 1995 au CPE).
Nous sommes d'accord, Serge, il y a bien eu deux mai 68, celui de la classe ouvrière qui par une grève générale a fait vaciller le pouvoir et arracher des avancées sociales sans précédent depuis le Front Populaire. Mais le rapport de force avec le Capital a été imposé par le PCF et la CGT.
RépondreSupprimerL'autre, l'étudiant, nous a permis de formidables révolutions dans la manière de penser et d'aimer. Je ne cherche pas à opposer les deux et Clouscard constatait simplement que le Capitalisme s'était servi de l'un contre l'autre. Du sociétal contre le social. A nous des réconcilier sans que l'un, le sociétal, soit le paravent et l'anesthésique qu'il est aujourd'hui à la lutte des classes plus forte que jamais.