mardi 17 février 2009

Facebook est aux portes de la Ville


"Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable et mondial (avec l’autorisation d’accorder une sous-licence) d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site."
Donc, on en est là.
Lisez bien ce texte. C'est le Mane Thecel Phares de notre vie humaine. Ce qui viendra après aura un autre nom, mais pas celui de vie.
Facebook.
Facebook.
On peut lire le dossier dans Le Monde sur les conditions limites-limites d'utilisation (pour que Le Monde s'inquiète...)des données personnelles par les entreprises, mais aussi par toutes les officines chargées de la surveillance généralisée.
Le rêve d'O'Brien, le tortionnaire du Ministère de l'Amour, se trouve réalisé: les citoyens-consommateurs se fichent eux-mêmes. Bien sûr, dans un énoncé typiquement contre-performatif, Facebook, qui est la figure la plus accomplie de la Séparation et de la Virtualisation, ose s'appeler "réseau social".
C'est le côté blagueur du diable, qui a toujours le mot pour rire.
Les prétextes avancés par les utilsateurs interrogés sont toujours ceux qui ressortent en période durable d'abaissement de la raison, ou même du simple sens commun: c'est plus "pratique", "fonctionnel", "c'est dur de s'en passer", "comme tous les autres y sont..." et ainsi de suite.
Vous voulez tenter de résister?
Lectures conseillées: 1984, Rhinoceros, l'Encyclopédie des Nuisances, Le groupe Pièces et Mains d'oeuvre.
Films conseillés: L'invasion des profanateurs de sépulture (les trois versions), THX 1138.
Activités conseillées: sortir dans la rue, s'installer à une terrasse, boire un café, un verre d'eau fraiche, offrir le cou au soleil. Si ça se trouve, il y a encore du monde dehors. Avec de la chance.