lundi 9 février 2009

ENGELS FAURAIVEURE !





Nous sommes heureux de vous annoncer, aux éditions Mille et Une Nuits, la réédition des deux premiers chapitres de La situation des classes laborieuses en Angleterre de Friedrich Engels, dans la belle traduction de Bracke et Berthaud (Alfred Costes, 1933), devenue introuvable ou presque.
Cette oeuvre d'un jeune homme en colère est postfacée par votre serviteur. Elle peut se révéler d'une lecture utile à l'époque où la paupérisation se généralise et où le talon de fer se fait d'autant plus écrasant qu'il se sent menacé.
La peinture documentée et dantesque des villes anglaises en plein coeur de la révolution industrielle est un admirable poème de l'horreur capitaliste par Engels que son père, petit patron allemand du textile, avait envoyé travailler à Manchester.
Ce qui nous a donné envie de rééditer ce texte admirable? Le feuilletant il y a quelques années déjà, nous étions tombés sur cette magnifique déclaration de rupture, indiquant bien que pour Engels, il n'y aurait désormais plus de compromis possible avec ce monde-là:
"Voici ce que j'ai fait. J'ai lâché la compagnie des classes moyennes, leurs parties fines, leur Porto et leur Champagne, et j'ai consacré mes heures de loisirs presque exclusivement à la fréquentation de simples travailleurs. Je suis à la fois heureux et fier de l'avoir fait."
On n'est pas sérieux quand on a vingt-deux ans.
La sagesse ne viendra jamais.

La situation des classes laborieuses en Angleterre, de Friedrich Engels
(Mille et Une Nuits, 3, 50 euros)