
En remerciant Thé, qui suit. La chanson de Trenet, comme une description très exacte de l'aliénation de tous ceux qui ont perdu, ce qu'en d'autres temps, on appelait une conscience de classe. Aussi terrifiant dans son genre que THX1138
Découvrez Charles Trenet!
Puisque vous mentionnez ce film (que Lucas avait d'abord réalisé sous forme de court-métrage, très proche du Bunker de la dernière rafale), on pourrait peut-être reprendre la discussion à propos de The Omega Man, échanges dont je n'ai hélas plus aucune trace à part le souvenir du "sexe de la mélancolie"…
RépondreSupprimerJe déteste devoir taper des termes tels que "pyrencul", ce qui vient de m'être infligé. C'est affligeant.
RépondreSupprimerJe me souviens un peu. J'y expérimentais le concept de mélancolie virile. Je retrouve cet extrait d'une chronique du Talon de fer, l'époque de la mort de Heston, et qui vous inéressera peut-être: "Charlton Heston est mort. Ça va grincer des dents dans les chaumières rouges, mais j’aimais bien Charlton Heston. Charlton Heston était le président de la NRA, ce lobby américain des maniaques des armes à feu qui estiment que la liberté constitutionnelle la plus importante est de posséder un fusil d’assaut bien rangé entre la Bible, le 4X4 géant et le bulletin de vote républicain. Pourtant, Charlton Heston a aussi joué dans trois chef d’œuvres de la science-fiction de la fin des années soixante et du début des années soixante-dix. Trois séries B prophétiques et qui montraient une Amérique inquiète doutant de sa puissance : La Planète des singes, Le Survivant, et Soleil Vert. Dans ces films, Charlton Heston incarnait la figure du dernier homme qui affrontait des problèmes qui sont devenus, hélas, très contemporains : la pollution, l’épuisement des ressources naturelles, le choc des civilisations, ces cadeaux de la déraison capitaliste."
RépondreSupprimerIl en a fait d'autres des comme ça, Trénet ?
RépondreSupprimerMerci pour la découverte en tous cas...
"Le concept de mélancolie virile", c'était dans le post du 30 novembre 2006, "Débat mathesonien", que je l'ai vu apparaître. Là je vous parle de celui que vous aviez consacré au film de Nolan, Insomnia (enfin, je crois), le 11 janvier dernier, lendemain du jour où j'ai pu voir The Omega Man.
RépondreSupprimerPour asseoir l'idée que l'expression "mélancolie virile" n'est pas, comme le disait d'ailleurs Kelp jadis, propre aux mâles, je vous renvoyais à la stupéfiante fin de Duel au soleil, de King Vidor : Jennifer Jones s'y montre tout aussi virilement mélancolique que Gregory Peck, me semble-t-il.
Bon, je ne vais pas ergoter sur la qualité du jeu de Heston, sur laquelle nous divergeons : il faudrait pour argumenter disposer des films eux-mêmes, commenter en direct. C'est surtout, dans Le survivant le pinacle auquel vous portez la critique de la technoscience, qui me semble exagéré : le discours primitiviste de "la Famille" me semble bien plus sommaire que celui que dispense — au moins en filigrane — le film de Lucas, qui date de la même année, 1971 (mais je n'ai pas revu celui-ci depuis 25 ans). Je vous demandais la différence de nature entre une catapulte et un flingue, et rappelais que frère Zachary est d'ailleurs armé lorsqu'il escalade la façade pour buter Neville. Enfin, vous écriviez dans votre chronique de 2006 que ce dernier "n'est même pas sûr d'avoir raison, le pauvre", alors qu'il ne cesse, tout au long du film, de montrer sa détermination : c'est le gamin, Richie, qui doute que Neville ait raison, ce qui finira d'ailleurs par lui coûter la vie.
Mais il est vrai que les premiers plans sont très beaux — autant que ceux du récent Pixar, Wall-E.
Sinon, Le monde, la chair et le diable, vous l'avez vu ?
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Merci d'avance.
(engsarta)
Je crois avoir satisfait à vos requêtes techniques.
RépondreSupprimerPour Omega Man, je vous assure qu'il y a chez Heston un doute ou tout au moins une mauvaise conscience, un désir en étant le dernier homme de prendre sur lui tous les péchés du monde comme l'indique, dans une métaphore à la fois lourde et belle comme dans une peinture naïve, la fin du film évidemment christique avec le "prenez mon sang" et la posture dans la fontaine.
La mélancolie virile trouve d'ailleurs un de ses archétypes dans le Christ, c'est cette conscience d'une tâche à accomplir et dont l'accomplissement sera certainement fatal.
Dommage qu'on soit pas d'accord sur le Hamas
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerTechnorequêtes : merci, je l'espère, on va voir ça.
RépondreSupprimerJ'opine droit dans le chat (surtout celle de Balthus) à votre lecture du dernier plan, christique à tout-va, du film, qui rachète (et c'est le cas de dire) la plupart des précédents. Mais là encore, le réalisateur n'a eu qu'une idée vague, un peu comme les jeux de mots insignifiants de Libé : il fait n'importe quoi, n'importe comment d'ailleurs, car étant donné ce qui précède, Neville n'a rien à assumer ni à prendre sur lui. Il a une mission à accomplir, sauver l'humanité, et finalement ça fait scission, ou fission : il ne prendra pas part à cette aventure-là, car il faut bien que le film se termine et le réalisateur (ni évidemment Heston, qui n'est certes pas la moindre des parties prenantes de l'œuvre) achève la chose par une pirouette, caca chouette pour certains, vaine pour moi.
Je comprends très bien — et c'est peu de le dire : plusieurs bouteilles de Cardhu seraient indispensables pour développer cela — votre aperçu à propos de la "conscience d'une tâche à accomplir", oh que oui, mais ne puis pour ma part associer au "Christ" (comme icône de la mythologie occidentale, s'entend) une quelconque "mélancolie virile", et vous rappelle que s'agissant de J.C., cela ne lui a nullement été fatal, mais au contraire l'a créé et fait perdurer dans l'imaginaire des siècles suivants.
Dites, ça change des Moiss', ici : aucune insulte, depuis une semaine d'existence…
@ constantin : oui, la Folle Complainte qui est une merveille absolue (surtout dans ses deux derniers couplets), j'en frémis à chaque fois...
RépondreSupprimerubi a bon goût, mais pas seulement.
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